jeudi, juillet 09, 2009

Suite et fin...

Ce fut un beau moment, mais je baisse les bras...
(final)

mardi, juillet 07, 2009

mardi

Quatre heures trente, les yeux s’ouvrent et ne se refermeront plus. Tourne la boule de vide dans la creux de mon ventre, tourne et me roule en boule au creux de mon lit, mais rien n’y fait, ni les larmes ni les mots, j’ai mal et c’est un fait. Cinq heures je décide de me lever. Faire quelque chose, des abdos, ça fatigue, le ventre est vide les jambes sont fragiles, je m’effondre sur mon bureau, je souffle, ça va mieux. Se connecter, lire les mails que je n’ai pas, y repenser… Me dire que c’est un peu grâce à moi s’il a un travail, s’il se sent mieux, s’il tombe amoureux d’un autre. Je suis quelqu’un de merveilleux ? Il l’a dit… Je ne les déteste pas autant que je semble le dire, je ne peux pas leur en vouloir…
Parler à Julien sur MSN. Pleurer devant mon écran, jouer ma victime et me rendre compte que j’ai toujours été égoïste avec lui… J’ai besoin d’aide, j’ai besoin de savoir que j’existe, que ce n’est pas ma faute, que l’on ne m’oublie pas… Je voudrais que F m’envoie un message, qu’il m’appelle, même s’il n’a plus de raison de le faire, juste me rassurer, me dire qu’il ne m’a pas pris pour un con, qu’il n’est pas un connard, que j’ai servi à quelque chose, que je suis bien, que tout va bien pour lui… Besoin de recevoir des messages de mes amis, des gens qui m’aiment et que j’aime aussi… besoin de savoir que j’existe putain !
Hier soir je me suis blotti dans les bras de C et j’ai pleuré… je lui ai parlé comme jamais je ne l’ai fait auparavant… je crois que ça lui a fait autant de peine que de bien… Je voudrais vomir cette peine et cette douleur, et je sens que ça va tout de même mieux depuis que j’ai discuté avec F… J’aurais aimé connaitre cet autre, lui dire que je ne lui en veux pas, qu’il n’y est pour rien, quand bien même il aurait provoqué tout ça… je ne suis pas violent ni mauvais… je suis juste lyric… (n’est ce pas Julien ?)
Nous sommes mardi matin, je suis en retard, je m’en fou…
Nous sommes mardi matin et je suis quelqu’un de bien….

lundi, juillet 06, 2009

pour ne pas dire ce que je pense

J’ai envie de disparaitre. Ne me demander pas dans quel sens je dis ça, je l’ignore moi-même. J’ai parlé à ma mère, à ma sœur, à mon beau père et à mon frère… J’ai avouer mon homosexualité et combien j’avais mal… j’ai pleurer tout ce que j’ai pu et là encore j’ai envie de pleurer… j’ai envie de vomir, on me force à manger, même au travail… j’ai la tête qui va exploser et pourtant je souris et je fais bonne figure… je ne méritais pas ça… pas de cette façon, pas aussi lâchement… tellement de mensonge en si peu de temps… tout ce que j’ignore et que je souhaite ne pas savoir, tout ce que je sais et que pourtant j’ignore… Alors c’est pour lui ? Alors c’est comme ça ? Alors on arrête et puis voilà, lui il te fait sourire il te fait rire et tu te sens fort et moi je suis juste le mec bien qui est juste bon à être jeté et à être oublier ? C’est vrai, gardons contacte… comme si tu viendras vers moi… J’ai tellement envie de disparaitre ! Je n’ai pas réussi, je n’ai servi à rien, je n’ai pas su te rendre heureux et ça me bouffe qu’un autre t’embrasse te suce et te baise ! Désolé j’ai tellement mal… J’ai tellement d’amour pour toi… tellement d’amour, et au fond, tu en as tellement peu pour moi…
C’est sans doute faux, mais c’est l’impression que j’ai…. As-tu seulement pensé à moi aujourd’hui ? moi je me suis levé en me demandant comment ta journée allait se passer, j’ai angoissé comme un malade, je me suis rendu malade en espérant que tout se passe bien pour toi, aujourd’hui, parce que c’est pas un jour comme les autres…. J’ai le cœur en morceau, j’ai des crises d’angoisse et je me sens si petit si vide et inutile, si rien du tout, tellement stupide et con, tellement insignifiant… Tu étais mon soleil, si tu sautais, je sautais… j’étais près à tellement pour toi, tellement de choses que je ne te disais pas… tout ça pour ça ? J’aurais aimé savoir s’il aura les épaules et le cœur assez grand pour te garder de tout ce qui t’effraie, j’aurais aimé…
Je vais me taire, je vais pleurer en silence et me taire, je vais me contenter des miettes que tu voudras bien me donner, je vais juste me taire et pleurer en souhaitant de toute mon âme disparaitre… Alors peut être la sirène deviendra écume et peut être que je serais enfin en paix… je vais me taire et me terrer dans ma peine, je vais t’oublier et nous rediscuterons de ça un jour en riant, je vais me taire et finir par mourir de ça, je vais me taire et plus jamais… Je vais me taire… J’ai toujours trop parlé… je vais me taire… et pleurer…

lundi...

J’ai d’abord ouvert les yeux. Ils étaient humides. Je suis sorti de mon lit et ma première pensée fut qu’il faudrait bien que j’arrive à vomir si je voulais me débarrasser de cette boule au creux du ventre. Je me suis glisser sous la douche et j’ai caché mon visage sous l’eau pour éviter mes larmes. J’ai préparé une chemise blanche parce que le noir aurait fait trop deuil. J’ai fait la vaisselle et je vais affronter une journée de travail… J’ai la tête qui manque d’exploser. J’ai beau retourner tout dans tous les sens, je ne parviens pas à comprendre… ça durait depuis combien de temps ? Et ce baiser sur le quai du train ? Et ses « t’inquiète pas… » ? On n’envoie pas tout valser comme ça… Mais il faudra bien me faire une raison… J’ai parler avec ma sœur, ma mère et mon beau père… j’étais en larmes, ma sœur aussi, ma mère m’a dit de jolies choses et mon beau père m’a dit qu’il ne fallait pas que je me laisser aller que comparer à toute l’histoire du monde, la mienne, quand bien même il s’agissait de la mienne, ça n’était rien ! Je me suis forcé à manger, j’ai appelé des amis, et voilà… Je peux plus avancer…
J’aurais aimé savoir s’il va travailler aujourd’hui, j’aurais aimé être là, c’était un jour important pour moi, j’aurais aimé l’appeler et le rassurer encore, j’aurais aimé savoir le futur, savoir s’il ne regrettera pas, savoir s’il prendra soin de lui, s’il saura le rassurer et le garder de tout un tas de choses… Il avait l’air tellement heureux au téléphone, il m’a semblé si froid dans son mail… Comment peux ton oublier une personne du jour au lendemain ? Ne suis-je donc rien ? Suis-je donc si insignifiant, si misérable et si peu important à ses yeux ? Je ne méritais pas que ça se passe de cette façon… mais il a toujours été maladroit… au fond ça me fait bien sourire… J’espère de tout cœur, que tout se passera bien pour lui. Je n’ai plus le droit de lui dire, de lui demander et je n’espère plus… Mais qu’il sache que je m’inquiète… Garder contact ? Je ne sais pas… bien sur je voudrais avoir de ses nouvelles tous les jours, le midi le soir le matin… Bien évidement je sais que ça nous est désormais impossible… J’ai servi de vengeance pour ce qu’un autre lui aura fait subir, je le savais, il m’avait prévenu et je ne peux que m’en prendre à moi-même, mais j’avais espoir… et je pensais avoir un peu plus d’estime à ses yeux…
Je ne mettrais plus de pieuvre à mon cou. J’ai rangé ses tableaux si beaux, ses oursons et sa boite dans un carton… Il faut tourner la page… Je vais souffrir en silence et lui il va rire plus fort… j’ai toujours voulu le voir rire… Il est tellement plus beau, il est tellement beau quand il est heureux. Je voudrais qu’il le soit comme jamais, je voudrais qu’il lui apporte ce que moi je ne pourrais jamais même si ça me vrille les entrailles, même si j’ai envie de vomir, si je ne mange plus, si j’ai les yeux rouges à force de pleurer, si j’ai le cœur vide, si j’ai une boule au ventre et que je manque de défaillir à chaque pas que je fais… Je l’aime… et je ne veux que son bonheur, alors si c’est sans moi, je ne dis pas que je l’accepte ou que je comprends, mais je ne veux que son bonheur alors je vais me relever lentement et espérer que son rire résonnera plus beau et plus fort que jamais loin de moi…

dimanche, juillet 05, 2009

Bonne nuit...

J’ai vidée ma poubelle il y a deux jours et la voilà pleine. Pleine de rose. Du rose froissé dans un sac de plastic noir. Du rose parce que je n’ai que ça, comme pour dire que tout ça c’est de la merde. Du papier toilette… Parler ici et là, laisser les autres me voir, leur dire ce qui était différent et ce qui fait que je suis comme ça aujourd’hui. J’ai toujours été tellement entourré et pourtant si seul à la fois… Hier j’ai réalisé que cela faisait des années que je n’avais pas versé de larmes… Je pense que le dernier en date avait un prénom qui commençait pas un D… C’est dire combien c’est vieux… Il aura réussi… Le pire dans tout ça c’est qu’il m’a trompé…. C’est qu’il s’est foutu de moi, qu’il n’a pas pensé à ma douleur, qu’il n’a pas vu que je l’aimai, qu’il m’a menti…. J’ai tellement mal, moi je crève, j’ai envie de vomir depuis hier, j’ai pas mangé depuis que je sais, je n’ai plus envie de rien et je n’arrête pas de pleurer et lui il dort, le cœur léger… Qu’ai-je de moi qu’il aurait de plus que moi ? La beauté, l’intelligence, l’humour, la tendresse, le corps, la voix, le tallent ? Et au fond depuis combien de temps ça dure ? Quatre jours ? Quatre jours et rayer aussi surement ce que j’ai au-dedans, ces mots qu’il me disait ses regard qu’il me faisait, cette façon dont son corps tremblait quand quelques fois nous faisions l’amour… Je crois que sur un point il avait raison : je ne méritais pas ça, pas comme ça… Ce coup de téléphone, juste après mon anniversaire, juste après cette surprise, pas cette voix assassine et ces mots aussi directes, pas cette joie dans la gorge ! Non j’aurais aimé un peu plus de douleur, une peu de ma peine dans ta gorge, un peu plus de temps…
J’ai une boule au creu du ventre, j’ai mal dormi et j’ai les yeux qui me brulent d’avoir pleuré… Je pense continuellement à lui, parce que je voudrais l’appeler, parce que malgré tout il a pris une place si grande… tellement grande… Et dire que la semaine dernière il disait qu’il me rendrais les dvd avant de me quitter… quelque part ça me fait rire… Je suis sorti avec pas mal de garçons, j’ai dit des mots que je ne pensais pas, des fois des mots trop beaux, des fois des mots dangereux, mais je n’en ai jamas vraiment été amoureux… Tu vois, toi c’était différent, j’avais envie de toi avant de savoir que tu avais envie de moi, j’avais besoin de toi avant de savoir que tu avais besoin de moi, et quand je t’ai dit que je t’aimais, ce n’était pas sur le coup d’une émotion fausse comme tu l’as presque fait quand tu es venu chez moi la premiere fois… Non, moi si je te l’ai dit, c’est parce que je le pensais vraiment, parce que ça faisait du bien au-dedans, parce que tout ce que tu était m’appelait et me donner le courage de me relever… Et en quelques minutes, quatre minutes cinquante neuf pour être précis, toi tu m’a fait te perdre et tu as assombris tout ce que j’avais de lumineux… J’espère que sa bouche est plus douce, que son corps est plus tendreet que sa patience et son amour son plus grands que les miens, j’espère que ça vaut le coup, que ça vaut le coup d’avoir briser les cœurs du poulpe…

Ça faisait longtemps que je n’avais pas pleuré… aujourd’hui c’est la Japan expo, je vais peut être y aller, même si le cœur ne me dis pas… je vais peut être tomber malade… j’ai tellement envie de vomir ça me vrille les trippes…. J’ai les yeux qui coulent… je crois que je vais me coucher encore un peu… peut être qu’avec de la chance je ne me réveillerai pas…

samedi, juillet 04, 2009

sans titre...

Des fois on sait ce qui va arriver. On fait semblant, on ne dit rien, on fait confiance, on joue pour faire comprendre qu’on est pas rassuré et au final on perd… Je perds souvent, ce n’est pas grave, l’important c’est de participer… Certains trichent, ce n’est pas grave l’important c’est d’avoir joué… Il y a des mots et des regards, des situations et des gestes, des expressions et des certitudes…

Comment ne pas me sentir diminué ? Comment ne pas tomber encore un peu plus bas ? Des fois je me pose des questions, des fois je n’arrive pas à comprendre. J’ai envie de pleurer, pourtant je ne le ferais pas parce que je ne pleure pas… Encre une fois je suis vide. Un garçon vide qui n’a rien au-dedans, un garçon que l’on délaisse, que l’on jette et qui est juste bon à… à quoi d’ailleurs ? On ne dit pas certaines choses, on ne fait pas semblant quand on sait ! J’avais de quoi m’inquiéter et tu le savais mais tu m’as soutenu le contraire ! Tu as menti… Je lui souhaite bien du courage, je lui souhaite de la patience et de l’énergie, je lui souhaite ton sourire et tes rires, mais à ce que j’ai pu entendre, ça il l’a déjà… J’ai toujours voulu t’entendre rire et te voir sourire, tu n’as jamais été aussi beau qu’en ces moments, et c’est étrange, mais ça me faisait peur de t’entendre… Au moment où tu l’a dit, bien avant qu’il soit là, j’ai su… je te l’ai dit, je l’ai toujoursdit… Ma coquille est dure et tu n’a fait que me l’endurcir encore un peu… demain j’irais me couper les cheveux plus court, demain j’irais faire du sport, je dessinerais et j’écrirais encore… demain je resterais seul parce que je ne suis bon qu’à ça, je ne mérite que ça et qu’on ne me dise pas le contraire, la vie me l’a assez prouvée… Je ne suis qu’un enfant qui ne sert qu’à ça… qui sert à quoi d’ailleurs ?
Des abeilles, ma vie est un énorme essain d’abeilles agressives et affamées qui ne demandent qu’à planter leurs dards… ensuite c’est moi qui meurt... la vie n’est pas forcément logique… comme je t’en veux, comme je me sens blessé et humilié, comme je suis vexé… et pourtant je te souhaite tout ce que tu devrais avoir… je ne t’écrirais pas, je n’en parlerais pas, je resterais silencieux, après tout ça fait des années que je me tais, alors ce n’est pas grave… Tellement de choses sur le cœur, tellement de ce vide qui me bouffe alors que ce matin encore il n’y avait rien… et tu le savais tu le savais et tu n’as rien dit ! J’aurais aimé te dire ce que je pense, mais je suis trop gentil pour ça… J’accepte pas mal de truc… je t’ai offert tant et toi tu m’as trompé… soudain ça me rappelle quelque chose entendu ici ou là… je vais donc me taire et pleurer au-dedans, je crois que je le merite bien…

Des fois on sait les choses avant qu’elles ne se produisent… tu en auras mis un temps fou pour me le dire… tu ne trouve pas ? essaie d’y réfléchir, tu sauras bien que j’ai raison… maintenant je vais mourir et renaitre après parce que c’est comme ça que ça marche, le monde s’éteind et se ralume… je te déteste…

et pourtant il est beau...

J’suis pas comme tout le monde… C’est fou ce que cette phrase peut être stupide en fait ! C’est vrai, ça veut dire quoi être comme tout le monde ? Et y-a-t-il seulement quelqu’un qui ressemble à quelqu’un d’autre ici-bas ? C’est sans doute pour se rassurer qu’on se dit ça, pour se démarquer, pour être original et sortir du lot… le problème c’est que tout le monde sort du lot, d’ailleurs y-a pas de lot, tout le monde est original, tellement que ça veut plus rien dire d’ailleurs… pourtant je dois bien avouer que j’suis pas comme tout le monde…

Cette après midi j’ai vu Phénomène, et contrairement aux gens qui m’en n’ont dit que du mal, c’est un film que j’ai bien aimé. Après moi j’suis pas comme tout le monde donc ça doit expliquer pas mal de choses… Se soir je suis allé à un petit concert. Je dois avouer que c’était loin d’être parfait, mais que j’aurais fait pire si j’avais été à la place du chanteur. Je n’ai pas passé une mauvaise soirée pour autant, les musiques étaient fort belles et au fond c’était sympa… Moi je n’aurais pas le courrage de chanter mes texte devant une salle… Moi je suis un incapable, mais ça encore ça ne veut rien dire…
A la fin du spectacle on a attendu le chanteur et on lui a fait la bise pour partir, il parait qu’on s’était déjà croisé… pas souvenir, pas de mémoire, tête de moineau… C’est triste d’être oublié, c’est triste et vexant… J’aurais aimé avoir une meilleure mémoire pour me souvenir de tout le monde…

Se soir j’avais envie d’écrire. Se soir j’aurais voulu dire qu’il me manquait, ne pas dire son nom parce que des fois se taire c’est bien… Pourtant en parler quand même… Je suis d’une grande patience et je suis un garçon gentil et simple malgré mes pointes d’humeur un peu tyraniques. Il y a des fois où cette patience est récompensée, et d’autres où je me fais avoir… Les gens disent que je suis trop naif, que je suis trop con, trop bon… C’est sans doute vrai, mais ce n’est pas grave. Souvent je connais les grandes lignes, mais je fais comme si je ne savais pas… souvent j’espère en vain mais j’espère quand même… Se soir je pense un peu à lui et un peu à d’autres et encore à d’autres… Je ne sais pas, sans doute un reste de foi chrétienne, pieuse certitude qui me fait agir et ignorer jusqu’au bon sens et l’instinct de survie… ça doit être ça oui, ou alors, je ne suis pas comme tout le monde…

Je ne suis pas à ma place, je ne fais pas ce que je devrais faire et je ne dis pas ce que je devrais dire. Je me contente de vivre, passif et argneux spectateur de la vie des autres. Je suis des yeux vides qui s’empourprent du reste, et je reste. J’ai toujours su… mais je me suis toujours tu… C’est plus class que de souffrir en silence sans que personne ne le saches jamais. C’est mieux, mieux que de réussir, que d’avancer et se battre, mieux que d’écraser les autres… On prend moins de risques, on ne se blesse qu’à moitié… C’est un peu lache, mais ça renforce le caractère de ceux là qui veulent vous écrarer, se servir de vous… Violez mon cœur et mon cœur, je garderais toutes ma tête et l’horreur n’atteindra pas mon âme qui vous restera fermée…

J’suis pas comme tout le monde, et se soir j’ai un peu mal, un peu mais c’est rien, demain je passerai à autre chose, je rirais pour faire semblant, je finirais par y croire et la vie, l’espace d’un instant sera si belle que j’aurais envie d’en finir de peur qu’elle ne redevienne laide… Alors elle le sera déjà redevenue et je n’aurais qu’un seul désir, vivre encore d’espoir qu’elle redevienne belle… Non je ne suis pas comme tout le monde, je voudrais dire et écrire des choses, et je ne fais que poser des mots à coté de mes idées… non, je ne suis pas comme tout le monde…

dimanche, juin 21, 2009

tellement...

Le silence est une attitude que les gens n’aiment pas que j’adopte. J’ai toujours été bavard. Parler pour ne rie dire, pour briser le silence, pour mettre à l’aise, pour faire rire, sourire, changer les idées, communiquer, inviter l’autre à entrer dans ma bulle… Aussi, lorsque je me tais, les gens sont contents… les premiers temps, puis ils me demandent de parler à nouveau… Le silence est un état qui semble-t-il ne me sied guère… Il faut dire qu’au fond, j’ai tellement de choses à dire et à hurler au monde, tellement d’horreurs et de trésors en moi…

Vomir mon silence, et tout faire pour l’alimenter. Nourrir tout ça et l’engraisser de malsaines pensées qui finiront bien par nous pourrir. Et nous savons que ce qui pourrit est déjà mort… Il y a des cadavres forts exquis que l’on prend plaisir à admirer. Il y a des macchabés que l’on dévore des yeux et des pensées. Impudiques et morbides envies auxquelles je songe tout en écoutant la sirène pleurer ses symphoniques étoiles en poussières. Il faut se taire et écouter, il faut se taire et entendre, il faut se taire et être sourd… Le silence est d’or, et quand bien même la parole serait d’argent, l’or c’est toujours mieux, alors se taire et subir. Car celui qui ne dit rien, celui qui se tait et écoute passivement sans répondre, c’est celui qui subit et qui ne fera que ça… Alors allons-y, puisque déjà enfant, mon destin était de subir, alors taisons nous et avalons, comme nous avalions hier encore… Le temps passe, les choses changent, les êtres se flétrissent et les fleurs resplendissent mais rien ne s’éloigne de l’orbite… Au fond, comme en surface, rien ne change. La sirène chante toujours les larmes pleins la gorge, les larmes pleins le cœur, et elle finira en écume… Comme une bave pleine de rage aux dents de l’océan qui se serait tût de n’avoir vomi tout ce qu’il avait sur le cœur... Alors se taire, mais seulement si c’est devenir un peu la mer…
J’avais un rêve, une histoire d’amour qui serait belle. Il était une fois je crois et puis on ne s’en serait plus souvenu, mais d’autres l’auraient encore raconté bien après… j’avais un rêve mais comme les miroirs qui nous mentent que nous sommes les plus belles, les rêves se fissurent, se brisent… Alors las de nos reflets inquisiteurs qui nous rappellent que le rêve est un mensonge, on jette le miroir brisé et on oublie d’en racheter un… Alors vampire imbus de savoir que son reflet n’est que vanité, nous partons nous saouler de ce sang vital qui ne fait qu’embrumer nos sens… Mais l’alcool ne dure jamais, alors il faut mordre encore, et encore, jusqu’à ce que quelqu’un montre combien l’épine est douloureuse, combien il existe ce pieu qui nous transperçait déjà bien avant le miroir. Poussière, nous redeviendrons alors… Et la sirène chantera encore sa chanson. D’autres oreilles, d’autres visages et d’autres bras pour de mêmes rêves perdus et faussés par tellement de soleil… Embrasser l’infini et se jeter dans sa gueule pleine de cette boue d’où naissent les hommes…
Je voudrais l’écouter chanter encore. Je voudrais m’allonger dans son lit et me noyer à son air. Je voudrais ne plus savoir et redécouvrir encore. Je voudrais n’avoir jamais été et pourtant je voudrais être tellement plus… Certaines choses ont fait que je suis devenu ce que je suis devenu. Certaines abeilles me plantent encore leur dard venimeux suintant le poison au plus profond de mes jardins fleuris, certains démons me vomissent encore leurs flammes au visage tout en plantant leurs ongles dans ma chaire, mais moi, je voudrais oublier, je voudrais être un arbre, être un oiseau ou un poisson sans mémoire, sans avenir, sans obligations… Je voudrais écouter la sirène pleurer et pleurer avec elle… Je voudrais hurler… mais toi, tu m’oblige… alors

Le silence sera une attitude que j’adopterai envers toi. Peut être cela me sera bénéfique. J’ai appris, et je pense que tu commence à comprendre pourquoi, à tirer le meilleur de toutes choses, même des plus atroces… Après tout tu as sans doute raison… mes bras se baisseront peut être, mon sourire deviendra plus tendre et plus terne, ma voix sera un murmure et je m’enroberai de ce silence de velours qui me rappelle ces nuits sombres comme mon cœur où j’aimais à me lover, glissant lentement vers la mort… Je m’endormirais bien, mais il fait tellement jour au-dedans maintenant… Mais j’en ai déjà trop dit… Je vais me taire et laisser la sirène chanter… j’ai tellement d’horreurs et de trésors en moi…

samedi, mai 16, 2009

et moi je conte...

Il était une fois un pays lointain, un château, une princesse, une sorcière et un sort, une fée et un espoir, un prince et une épreuve, un sentiment et plusieurs pages, un dénouement et la couverture.

J’ai envie d’enlever mes lunettes, de jeter mes dessins et de bruler mes poèmes. J’ai envie de vendre mes livres et mes bandes dessinées et de casser mes crayons et débrancher pour toujours mon ordinateur. J’ai envie de m’allonger sans entendre la musique, sans entendre les voisins, la ville, le monde, les hommes. Je n’ai pas envie de dormir, je n’ai pas envie de téléphoner ou de répondre, je ne veux pas parler et je ne veux pas écouter… Dedans c’est pas mort, c’est juste en train de mourir depuis des années. Hier encore on m’a dit que j’étais heureux… Comme j’aime à entendre ça ! Comme ça me rappelle combien je ne suis vide et triste. Oh que ma vie est passionnante ! Je passe mon temps à chanter, dessiner et écrire, faux, mal et médiocrement… Oui ma vie est un véritable conte de fée…
Se soir j’ai envie de fermer les paupières et de baisser les bras. Juste me laisser aller, me reposer la fenêtre ouverte sans avoir peur du froid ou de la pluie, juste me dire que je n’ai plus besoin de réfléchir, de penser ou de prévoir, de pallier, de faire en sorte, d’arrondir, de panser ou de gommer, juste fermer les yeux et souffler. Ce n’est pas si simple de ne pas pleurer, ce n’est pas si simple de ne jamais se confier et de tout garder, ce n’est pas si chouette… j’ai tendance à jouer la victime ? il doit y avoir un problème, il doit y avoir quelque chose, j’en suis peut être une de victime après tout… C’est tellement simple de sourire…
J’ai tellement l’impression de ne pas vivre ma vie, de passer à coté de tout, d’être pas à ma place… J’suis pourri dedans, je sens que ça meurt avec le temps… j’ai mal au cœur des fois, et je me dis que si je venais à crever dans ma chambre, ça se ferais sans bruit, sans que personne ne s’en aperçoive tout de suite. Tellement minable et insignifiant, un insecte, une vermine qu’on écrase du doigt… tout ce que je dis sonne tellement faux…
Quand on aime on ne compte pas, ça veut dire quoi ? Que lorsqu’on est amoureux, on fait abstraction de soi au point que l’autre prends toute la place et qu’on fini par s’effacer sous sa présence ? Ou ça signifie qu’on est prêt à tout sans se soucier des conséquences, sans compter les coups et à s’effacer encore une fois ? Quand on aime on ne compte pas… moi j’aimerai bien compter, j’aimerais bien compter sur lui, et pour lui aussi…

Se soir je n’ai pas pu, demain j’en doute… et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants…